Monument Historique Troyes

Monument Historique Troyes

10 Place Audiffred, 10000 Troyes, France

Malraux, Monument Historique

171.000€

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N° de programme :

 RI17020

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Chambres

T2 au T4

Surface

de 37m²à 90m²

Description

L’hôtel Camusat est construit entre 1723 et 1727 par l’architecte Philippe Delaforce (1) pour Jacques Camusat, riche commerçant troyen et conseiller du roi. Situé sur l’actuelle place Audiffred (ancienne rue de l’Étape au vin), l’hôtel est composé, à l’origine, d’un corps central et de deux ailes en retour donnant sur une cour d’honneur fermée par une porte cochère, à l’instar des hôtels parisiens des XVIIe et XVIIIe siècles. Il se compose de trois niveaux. Le corps central comporte deux pièces en profondeur, à l’instar des hôtels classiques du XVIIe siècle. L’hôtel Camusat ne dispose pas de jardin à l’arrière ; il donne directement sur la rue. Il est agrandi à l’ouest dans la deuxième moitié du XVIIIe par le fils de Jacques Camusat, Nicolas Camusat, maire de Troyes de 1759 à 1765. Ce dernier occupe l’adjonction -qui est aujourd’hui occupé par le Crédit Lyonnais- et vend l’hôtel Camusat en 1767. L’immeuble passe ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires dont la Banque de France et les époux Rouvray au XIXe siècle. Ces derniers louent une partie de l’édifice à la Chambre de Commerce de Troyes en 1885. En 1889, ils revendent l’hôtel à M. Soucin-Beuville. En 1921, l’hôtel est vendu à la Chambre de commerce de Troyes qui l’occupait déjà comme locataire du premier étage. L’Hôtel a été restauré à l’intérieur et à l’extérieur en 1961 par Serge Morisseau, Architecte des Bâtiments de France. La Chambre de Commerce et d’Industrie a occupé les lieux jusqu’en 2011.

L’ensemble de style classique se caractérise par la symétrie et la régularité des façades, l’emploi de formes inspirées de l’Antiquité (arc en plein cintre de la porte cochère et des ouvertures du rez-de-chaussée, fronton triangulaire du corps principal) et par la monumentalité qui en ressort. La distribution des pièces du rez-de-chaussée a été perdue. L’utilisation de l’hôtel par la Banque de France et la CCI a provoqué quelques modifications des pièces : des cloisonnements ont été montés pour installer des bureaux dans l’aile Est destinée auparavant aux remises et aux écuries. Néanmoins, l’escalier de service est toujours présent. L’aile Ouest a aussi perdu sa composition initiale en trois petites pièces avec leur cheminée. Seuls le vestibule avec l’escalier d’honneur du corps central, et peut-être le dallage à grandes dalles de pierre rectangulaire, datent du XVIIIe siècle. La rampe de l’escalier est en fer forgé.

Au premier étage, la distribution des pièces est sans doute celle du XVIIIe siècle. Tandis que l’aile Ouest est dédiée à une galerie sur toute la largeur du bâtiment à l’instar des hôtels parisiens du XVIIe, le reste du logis est à double corps sans couloir avec des grandes pièces côté cour (sans doute les salons) et des plus petits volumes côté rue (sans doute les chambres). Cette disposition devient habituelle au début du XVIIIe siècle. On accède à
l’étage par l’escalier d’honneur. Les décors de l’aile Ouest et du corps central ont également été conservés, à l’exception des huisseries des fenêtres et des cheminées qui ont été supprimées ou comblées au XIXe siècle par la Banque de France au moment de la modernisation du système de chauffage.

Globalement, les pièces sont ornées de boiseries sculptées, et par moment dorées, de style Louis XV. Les impostes et trumeaux possèdent des décors peints inspirés de peintres célèbres comme Antoine Coypel (1161-1722) ou Louis de Boullogne (1654-1733) qui représentent des paysages (pièce 6), les quatre saisons au travers de jeux d’enfant (pièce 7) ou des puttis peints avec un effet à la sanguine (pièce 5). Les parquets sont à la Versailles, en points de Hongrie ou à l’Anglaise.

Plan d'appartement

Rez-de-chaussée

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